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Mobilisation pour le droit à l’avortement(1)
Lors de son évaluation, au début de cette
semaine, des acquis et des défis de la femme
marocaine durant cette décennie, la ministre du
Développement social, de la Famille et de la
Solidarité, Nouzha Skalli, a déclaré qu’il
serait temps, pour la femme marocaine, de se
voir accorder le droit d’avorter, et qu’il n’est
pas question d’une légalisation absolue, mais
partielle qui permettrait à la mère de mettre un
terme à sa grossesse dans certaines conditions,
dont la malformation avérée du fœtus, le
déséquilibre mental de la mère ou encore sa
précarité.
Le président de l’Association marocaine de lutte
contre l’avortement clandestin (AMLAC), Pr.
Chafik Chraïbi, constate que Nouzha Skalli, mais
aussi Yasmina Baddou se sont prononcées pour
l’avortement et l’ont d’ailleurs réitéré à
plusieurs occasions notamment à la télévision.
L’AMLAC tente, depuis bientôt deux ans, de
rallier les partis à sa cause pour susciter un
débat national et briser le tabou. « Certains,
dont le PPS, le PJD et le RNI ont montré une
ouverture d’esprit et leur disposition à se
mobiliser à nos côtés. Mais le PAM, qui avait
montré une grande ferveur au début, semble se
détacher de plus en plus », regrette le
président de l’AMLAC précisant qu’il déplore
également « l’indifférence de l’USFP » ayant
refusé, jusque-là de donner suite aux appels de
l’AMLAC.
Centre d'oncologie du
CHU Hassan II de Fès (2)
Le Centre d'oncologie et de médecine nucléaire
de la ville de Fès ouvre ses portes avant la fin
de l'année 2011. Le professeur Khalid Ait Taleb,
directeur du CHU de Fès a indiqué que le centre
est en cours d'achèvement et qu'une partie
importante de l'équipement est bien installé.
Ce centre est appelé à assurer la prise en
charge du cancer, ainsi que la prise en charge
globale intégrée (médicale et chirurgicale) en
s'appuyant sur une équipe pluridisciplinaire, un
niveau tertiaire des soins et des équipements à
la pointe de la technologie. Il devrait aussi
permettre l'amélioration, sans nul doute, de la
recherche clinique et d'information des
médecins. Selon le Pr Khalid Ait Taleb, le
Centre permettrait surtout aux patients de la
ville de Fès et région de se faire traiter à
proximité de chez eux et de leur éviter le
déplacement, après une chirurgie ou une
chimiothérapie, à Rabat ou à Oujda pour une
radiothérapie. Ce centre s'inscrit dans le cadre
d'une stratégie régionale de lutte contre le
cancer et vient enrichir un ensemble de
dispositifs et de services innovants mis à la
disposition des patients avec notamment un
service d'oncologie qui s'occupe de la prise en
charge médicale du cancer (chimiothérapie,
thérapie ciblée, hormonothérapie,
immunothérapie, traitement de la douleur), une
unité d'hémato-oncologie pédiatrique pour la
prise en charge des enfants cancéreux et un
matériel médical haut de gamme comme, entre
autres, la pharmacie centrale avec une gestion
informatisée et automatisée des médicaments.
Une petite molécule pour bloquer les cellules
cancéreuses (2)
L’autophagie est un mécanisme utilisé les
cellules de notre organisme pour éliminer et
remplacer continuellement des composants
cellulaires. Littéralement le mot autophagie
signifie " manger soi-même " et l'activité
autophagique est couramment augmentée dans
plusieurs cancers fournissant aux cellules
cancéreuses un avantage physiologique sur les
autres cellules en les rendant même résistantes
aux traitements.
La découverte d'une petite molécule appelée
microARN-101 trouvée naturellement dans les
cellules humaines va peut-être avoir un rôle
important dans les traitements anticancéreux. Ce
microARN-101 peut limiter l'expression de
certains gènes et donc inhiber l'autophagie dans
les cellules cancéreuses. Cette molécule est
absente dans les cancers du foie, de la prostate
et du sein. En contrôlant le niveau de microARN-101
dans les cellules cancéreuses, les chercheurs à
l'origine de cette étude ont pu montrer que
cette molécule régulait l'autophagie. Ils ont
ensuite montré que les cellules cancéreuses
mammaires deviennent plus sensibles au
traitement Tamoxifène quand le microARN-101
inhibe les mécanismes autophagiques.
Ces données auront un impact clinique
significatif puisque la résistance des cellules
cancéreuses au Tamoxifène est problématique à
l'heure actuelle dans le traitement du cancer du
sein. Il sera aussi important de comprendre le
rôle joué par microARN-101 dans le développement
normal de l'organisme et dans le développement
des différents cancers.
Organes auto-construits
: une alternative future à la greffe d'organe ? (3)
Fin 2010, 10.000 malades étaient en attente
d’une greffe. La même année, on a recensé 273
décès faute de transplantation. Mais même en cas
de transplantation, la vie n’est pas toujours
simple puisqu’un traitement antirejet doit être
pris à vie.
Le lundi 17 octobre, les académies nationales de
chirurgie et de médecine ont organisé une séance
commune destinée à faire le point sur les
avancées de la recherche sur le développement
d'organes auto-construits.
Ce procédé est actuellement envisagé pour le
rein, le cœur, le poumon et surtout pour le
foie, organe pour lequel la recherche est la
plus avancée. Le principe consiste en fait à
retirer de l’organe malade une partie de ses
cellules et de n’en garder que la trame, la
matrice, puis de recoloniser cette trame avec
des cellules issues de cellules souches. Selon
le Pr Henri Bismuth, président de l'Académie de
chirurgie et l'un des pionniers de la
transplantation hépatique, ce n'est pas une
réponse aujourd'hui, ni un espoir pour les
patients actuels, mais on sait vers où on va
aller. En effet, les spécialistes n'en sont
qu'au stade de la recherche et n'envisagent pas
d'utilisation clinique avant dix à 20 ans. Pour
le foie, par exemple, des organes
auto-construits ont déjà été transplantés chez
le petit animal. La prochaine étape sera de
réaliser le même type d’exploit sur le gros
animal. Bien que soutenant cette recherche, les
académies de chirurgie et de médecine ont appelé
toutefois à rester mobilisés pour le don
d'organes.
Rougeole: l’épidémie concerne aussi les
jeunes adultes
(4)
Une opération de mobilisation pour la
vaccination ROR (rougeole, oreillons, rubéole)
sera lancée par les pouvoirs publics. A travers
cette campagne, l’Inpes et le ministère de la
santé s’adressent aux plus de 15 ans – tranche
d’âge qui représente plus de la moitié des
malades déclarés en 2010-, à leurs mères et à la
population générale.
La rougeole n’est plus uniquement une maladie
contagieuse de l’enfance et touche désormais les
jeunes adultes chez qui les complications liées
sont plus fréquentes. Depuis 2008, près de 22
000 cas ont été déclarés. Près du tiers des
malades ont été hospitalisés et dix personnes en
sont mortes. Pour se protéger, la seule
prévention est la vaccination (avec deux doses
de vaccin) des enfants dès 1 an et de tous les
jeunes adultes nés depuis 1980.
L’objectif de l’Inpes et le ministère chargé de
la santé à travers leur campagne, est
d’atteindre une couverture vaccinale de 95 %,
seuil à partir duquel l’épidémie pourrait être
enrayée. Le dispositif s’adresse à différents
destinataires avec différents messages :
- les professionnels de santé, pour les inciter
à en parler avec les patients
- les 15 à 30 ans, qui sont les plus touchés par
l’épidémie actuelle, pour les inciter à
s’interroger sur leur antécédent de rougeole et
leur vaccination ROR (une dose ou deux de vaccin
?)
- les mères de 40 à 60 ans pour qu’elles
relaient l’information à leurs enfants
- le grand public pour clarifier des
informations.
Le PHARMACIEN, le tout
premier recours
(5)
Une étude IFOP-PHR fera plaisir aux
professionnels de l’officine car elle réaffirme
le rôle très privilégié du pharmacien pour la
grande majorité des Français. Cette étude a
montré que :
- 94% des français font confiance à leur
pharmacien et qu’un Français sur deux a recours
à l'automédication sur la base de conseils de
son pharmacien. 3 Français sur 4 sont ainsi
favorables à être conseillés et même soignés par
leur pharmacien pour de petites pathologies
comme la grippe ou le rhume.
- Pour 72% des patients, ce sera le pharmacien,
le premier recours pour de petites pathologies,
même si les Français font tout autant confiance
à leur médecin traitant. Mais pour prendre
conseil sur une prescription ou des effets
secondaires, les usagers iront tout autant vers
leur pharmacien que vers le médecin, le
pharmacien devenant la source privilégiée de
l’information pour le patient sur le médicament,
même sur prescription.
- En France où le développement du générique
repose sur la substitution par le pharmacien et
non sur la prescription du médecin, le rôle du
pharmacien est reconnu et sa substitution
acceptée par 63% des patients.
Enfin, la nécessité de mieux encadrer les
dépenses de santé laissent entrevoir un rôle de
plus en plus marqué de l’officine dans la
délivrance du médicament. Un rôle qui pourrait
se renforcer également dans la prévention, comme
le recommande le dernier rapport de l’Igas, mais
aussi dans la pharmacovigilance, une obligation
déjà pour le pharmacien, mais aujourd’hui
limitée aux médicaments délivrés.
MSD France propose une
application iPhone pour les patients sous
chimiothérapie (6)
Pour pouvoir suivre facilement
l’évolution des effets indésirables de leur
traitement et de mieux les partager avec
l’équipe soignante, MSD France vient de mettre
sur place une application iPhone : I-CHEMO DIARY.
I-CHEMO DIARY est un e-journal personnel
pratique et complet qui permet de suivre
facilement l’évolution liés aux effets
indésirables liés aux traitements par
chimiothérapie. Les malades peuvent désormais, à
tout moment et en tous lieux, y enregistrer
leurs symptômes et suivre l’évolution des effets
indésirables grâce à des comptes-rendus
graphiques hebdomadaires.
L’application, qui se veut simple d’utilisation
et sécurisée, permet une meilleure collaboration
entre le patient et son médecin en invitant à
une prise de note exhaustive qui prépare les
consultations. Des données précieuses pour
l’équipe soignante qui peut ainsi adapter le
traitement aux effets ressentis par le patient.
Dermo-cosmétiques sur
internet: Pierre Fabre rappelé à l’ordre par
l’UE (7)
Dans son arrêt rendu le 13 octobre, la Cour de
Luxembourg a souligné que la nécessité de
préserver « l’image de prestige » des produits
du groupe Pierre Fabre ne pouvait constituer «
un objectif légitime » pour restreindre la
concurrence. Le groupe Pierre Fabre, qui
fabrique plusieurs gammes de produits
cosmétiques (Avène, Klorane, Galénic et Ducray),
exige de ses distributeurs que les ventes soient
effectuées uniquement en magasin et en présence
d’un pharmacien diplômé, empêchant ainsi en
pratique toute
forme de vente sur internet.
Les Laboratoires Pierre Fabre s’opposent depuis
plusieurs années à la vente sur Internet des
produits dermo-cosmétiques. Selon celui ci, la
vente à distance des produits de dermo-cosmétique
favorise leur contrefaçon et prive leur
cosmétovigilance du relais
hautement qualifié des diplômés en pharmacie.
Suite à l’injonction de l’Autorité de la
Concurrence d’autoriser ses distributeurs à
vendre sur Internet, les Laboratoires Pierre
Fabre ont porté l’affaire en octobre 2008 devant
la Cour d’Appel de Paris. Celle-ci a reconnu le
bien-fondé des arguments soulevés par les
Laboratoires Pierre Fabre et ont suspendu
l’injonction jusqu’à nouvel ordre.
Pour pouvoir se prononcer sur le fond, la Cour
d’Appel de Paris a souhaité connaître l’avis de
la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE).
La Cour d’Appel a donc posé une question d’ordre
général – dite « préjudicielle » – à la CJUE
pour savoir si l’interdiction
de vendre sur Internet imposée par un fabricant
à ses distributeurs constituait une restriction
de concurrence.
Dans son arrêt publié jeudi, la CJUE estime
qu’une interdiction absolue de vente sur
Internet restreint par principe la concurrence.
Elle souligne cependant que sous certaines
conditions des exemptions individuelles peuvent
être accordées. Il appartient maintenant à la
Cour d’Appel de Paris de décider si les
Laboratoires Pierre Fabre sont en droit d’en
bénéficier. |