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Tension artérielle et hypertension : une mesure à chaque bras est préconisée selon les dernières études
A l’occasion de la journée mondiale de l’hypertension artérielle, le lundi 14 mai, et de la campagne d’information et de dépistage organisée sur ce problème pendant 5 jours par le ministère de la Santé et la société marocaine d’hypertension, il ne paraît pas inutile de se pencher sur la façon dont doit se prendre la tension. Jusqu’à présent, on la mesure le plus souvent sur un seul des bras. Or, la littérature et les études de ces dernières années suggéraient, de plus en plus, de la prendre sur les deux bras en montrant que le diagnostic de l’hypertension est plus tardif et le traitement plus compliqué quand les chiffres de la tension divergent entre les deux bras. Une étude de cohorte récente justifie pleinement cette recommandation : 230 patients souffrant d’hypertension ont en effet été suivis pendant 10 ans en Grande Bretagne. Dans cette population, un quart d’entre eux présentaient pour la pression systolique, une différence d’au moins 10 mm de mercure entre chaque bras et 9 % d’au moins 15 mm. Concernant le second chiffre, la pression diastolique, 6 % seulement avaient une différence d’au moins 10 mm. Durant cette expérience, 100 personnes ont été l’objet d’un accident cardio-vasculaire ou cérèbro-vasculaire dont 59 en sont morts. Ce risque d’accident a été multiplié par 3 pour ceux qui avaient un écart de plus de 10 mm pour le premier chiffre. Par contre, l’augmentation de ce risque s’est révélée très faible pour ceux qui présentaient un écart lors de la diastole.
Dr Khadija Moussayer
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